Sentiero turistico
· Orne
LA BELLIERE le goult chapelle st jean et sa fontaine
La légende raconte qu 'un jeune remarqua que son chef ! mouton s'arrêtait le soir devant une même touffe de saule et grattait le sol.
En creusant, il découvrit une statuette de Saint Jean-Baptiste, Les villageois décidèrent de construire un sanctuaire, mais au premier coup de pioche jaillit une source dont on ne tarda guère à découvrir ses vertus pour guérir l'eczéma et certaines fièvres. ''
• Chaque année, des pèlerins viennent y recueillir un peu d'eau d'une source intarissable.La Bellière Histoire
• Sous l'Ancien Régime, la paroisse est rattachée au diocèse de Séez (doyenné de Macé) , au parlement de Rouen, à l'intendance d'Alençon, à l'élection d'Argentan et à la sergenterie du Breton d'O. La paroisse est sous le patronage du prieuré Beaumont-Bellière (c'est le prieur de ce monastère qui propose le nom du futur curé à l'évêque de Séez et une partie des dîmes de cette modeste paroisse revient aux religieux grandmontains).
• Vers 1500, Jean Le Fort -Abbé du monastère de Silly-en-Gouffern- fait construire une chapelle dans les bois de la Bellière. • Au 19° siècle, à Paris, le Bois de la Hunière, situé sur la Bellière, est acheté par M d'Audiffret Pasquier (dont les descendants habitent toujours le château de Sassy) à M Duval.
• En 1943-1944, une cache du maquis de Vrigny est installée dans les ruines de Grandmont. En mars 1944, elle est attaquée par la police française sur ordre de la Gestapo. Des fusils, munitions, fausses cartes sont saisis. Les résistants Robert Gagnaire et Jacques Louvel sont arrêtés, déférés aux autorités allemandes qui les interrogent brutalement et les condamnent à mort. Ils sont fusillés — avec quatre autres maquisards— le 21 avril 1944 dans une carrière à Saint-Germain-du-Corbéis. Marcel Richard — cultivateur à La Bellière, qui fournissait nourriture et planque aux résistants — est arrêté. Le CUntj) ronittin (Indiqué sous cette forme dans un guide touristique du 20° siècle).
• Des « emplacements retranchés [sic] », datés de l'invasion romaine^de la Gaule, ont bien été repérés vers 1835 sur le territoire de La Bellière par les membres de La Société des antiquaires de Normandie. %
• Ces vestiges se situent entre le « camp de César » (ou du Châtellier, sur les bruyères de Blanche Lande) à Montmerrei, le « camp retanché de César » sur les hauteurs de Goult, le « camp du Feuillet » (près du hameau de Cordey à Boucé) et le « camp avancé de César » (ou camp des Sarrazins) à Francheville. Ces lieux fortifiés forment autour de La Bellière un vaste ensemble défensif à l'intérieur duquel existait tout un réseau de communications (essentiellement terrestres à l'époque).
• Chaque légion romaine — sous le commandement suprême de Jules César, vers l'an 50 avant notre ère — a laissé des traces d'occupation dans ses « camps fortifiés ». Cependant, il n'est pas rare que, sur un site que la tradition orale date de l'époque romaine, les archéologues trouvent aussi du mobilier, des monnaies datant des peuples gaulois, des outils, des armes en pierre taillée (de l'âge du paléolithique) ou en pierre polie (de l'âge du néolithique). Cela atteste que ces lieux bien situés militairement (généralement sur les hauteurs ou près d'un cours d'eau ou d'une voie naturelle de communication) ont été utilisés bien avant la guerre des Gaules. Compte tenu de ces camps romains très proches, il n'est pas étonnant que des lignes de retranchement aient été mises au jour sur les bruyères de la commune sans constituer pour autant un camp